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Actualites

La bronchiolite à éosinophiles, nouveau syndrome à connaitre
Après les pneumopathies à éosinophiles (chronique, aiguës et subaiguës), après les bronchites à éosinophiles, il était logique qu’apparaissent entre les deux les bronchiolites à éosinophiles ! Depuis 2001 quelques cas isolés japonais ont été rapportés mais, et c’est l’intérêt de cette publication, c’est la première « série » que rapporte l’équipe de JF Cordier et V Cottin. A propos de 6 cas, dont un seul avec biopsie pulmonaire, il est proposé un nom : HOB (Hypereosinophilic Obliterative Bronchiolitis) et 3 critères diagnostics : 1/ éosinophilie sanguine supérieure à 1000/ml (ou plus de 25% d’éosinophiles dans le LBA) 2/ EFR montrant une obstruction bronchique persistante apres un mois de corticoides inhalés 3/ bronchiolite avec infiltration éosinophilique de la paroi bronchique en histologie ET/OU signes scannographiques de bronchiolite ( nodules centrolobulaires, images d’arbre à bourgeons, images branchées ). A nous d’identifier ces malades car les corticoïdes oraux sont très efficaces mais malheureusement souvent difficiles à interrompre.

The European respiratory journal : official journal of the European Society for Clinical Respiratory Physiology 2013 Jan

L'obésité n'est pas un facteur de surmortalité chez les patients hospitalisés pour pneumopathie. Au contraire!

Depuis des études comme celle de Nowbar et coll. en 2004, où il était montré que les malades atteints de syndrome obésité hypoventilation ont une mortalité plus importante en sortie d'insuffisance respiratoire aiguë, l'idée générale que le sujet obèse présente un risque plus élevé de mortalité est bien ancrée. Une cohorte américaine de 19 000 malades ayant présenté une pneumopathie aiguë a été analysée sur la mortalité à 90 jours, l'admission en réanimation, la nécessité de ventilation mécanique ou de drogues vasoactives. 3% des sujets était en sous poids, 30% normaux, 36% en surpoids, 27% obèses et 3% avec une obésité morbide. Aucun des stades de l'obésité n'était liée à tous les indicateurs cités ci-dessus, seuls les malades en sous poids avaient un risque plus élevé de décès (x1,4). Au contraire, l'obésité avait un effet "protecteur" avec une diminution de risque de mortalité (x0,86). L'obésité par elle-même n'est pas un facteur de gravité dans le cadre d'une pneumopathie aiguë, au contraire. Attention par contre aux sujets en sous poids.

 

The European respiratory journal : official journal of the European Society for Clinical Respiratory Physiology 2013 Apr; 41(4): 929-34

Augmentation du risque de problèmes cardiovasculaires avec l'azithromycine

Ces membres de la FDA font sur cet article un remarquable travail de pour/contre et rajoutent à la fin une donnée intéressante sur le nombre de prescriptions d'antibiotiques aux USA. Ils rappellent tout d'abord le risque de surmortalité d'origine cardiaque due à l'azithromycine relevé dans les études en 2012, peu diffusé chez les pneumologues, mais immédiatement ils pondèrent en disant que probablement cela sauve des vies plus que cela n'en enlève. Effectivement, ensuite, ils relèvent aux USA les antibiotiques les plus prescrits et les pathologies traitées : dans les sinusites l'azithromycine est en 2ème position après l'amoxicilline, mais surtout, et c'est pour cette raison que nous résumons cet article ce jour, l'azithromycine est l'antibiotique le plus prescrit, devant l'amoxicilline dans les bronchites... Le pneumologue doit donc être prudent, et ils recommandent de continuer à utiliser cet AB mais avec prudence, en l'évitant chez les sujets avec un facteur de risque : - QT long - hypokaliémie - hymopmagnesémie - bradycardie - sous antiarythmiques de classe IA, III et tout médicament allongeant le QT.


The New England journal of medicine 2013 May; 368(18): 1665-8

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