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Actualites

La cigarette électronique, « la solution au tabagisme ? 

C’est ce que se demande Le Parisien sur sa Une. Le journal note ainsi que « tout le monde vapote ! Ils sont plus de 500.000 Français à avoir adopté ces dernières semaines la cigarette électronique. Un drôle d’engin aux airs de gros stylo-bille, qui produit une vapeur au choix inodore ou parfumée, tout en distillant une ration plus ou moins dosée de nicotine ».  
Le quotidien observe que « désormais capable de produire de la vapeur chaude, pour une sensation plus proche que jamais de celle fournie par la fumée du tabac, [l’e-cigarette] a conquis jusqu’aux fumeurs les plus acharnés. L’interdiction de sa vente en pharmacie, puisqu’elle n’est pas considérée comme un médicament, […] et une législation encore mal définie ont fait les beaux jours des revendeurs privés. Pas une semaine ne passe sans qu’une boutique spécialisée n’ouvre en France ».  
Le Parisien relève qu’« en toile de fond se pose tout de même la question de l’innocuité de l’e-cigarette, alors qu’aucune étude d’envergure n’a encore été menée. Le Brésil, Israël ou Singapour l’ont purement interdite. L’Union européenne hésite encore. Les résultats de la première expertise digne de ce nom, menée par la Nouvelle-Zélande, ne seront connus qu’en 2014. En attendant, l’Agence nationale du médicament recommande la prudence », souligne le journal.
Le quotidien constate que ce « flou fait enrager le corps médical. Si ce dernier reconnaît que, comparée à la puissance mortifère du tabac, son homologue électronique est un moindre mal, beaucoup regrettent qu’il soit trop souvent présenté comme un remède miracle pour arrêter de fumer ». Le Parisien indique que « selon plusieurs études, dont une commandée par le comité départemental des maladies respiratoires de Dordogne et réalisée sur un petit échantillon de 100 personnes, les deux tiers des fumeurs qui se mettent à la cigarette électronique diminueraient leur consommation de vraies cigarettes. Dix pour cent d’entre eux cessent même de fumer. Pas anodin à l’heure où deux députés proposent une hausse «significative» du prix du tabac ».  
« Pas sûr pour autant que la cigarette électronique ne soit pas à son tour taxée. En période de crise, pour les caisses de l’Etat, un tel succès commercial ne devrait pas longtemps continuer à partir en fumée », observe le journal.
Le Parisien publie un entretien avec le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris), qui remarque : « Je crois que, pour les gros fumeurs, [l’e-cigarette] réduit les risques. Je constate que ceux qui s’y mettent toussent moins et retrouvent l’odorat. Certes, ce n’est pas un produit inoffensif, et il y a toujours un doute sur sa nocivité à long terme. On sait que les vapeurs produites irritent les voies respiratoires. Mais je parle bien de doute, alors que pour la «vraie» cigarette, il y a une certitude : 1 fumeur sur 2 en décédera ».  

Le praticien précise toutefois que « le meilleur moyen d’arrêter le tabac reste le patch, qui diffuse la nicotine de manière plus douce et va en diminuer la dépendance ».

 La césarienne augmente le risque d’allergie respiratoire 

Le Nouvel Observateur indique que « les enfants nés par césarienne sont plus susceptibles de développer une allergie respiratoire. Ils sont 5 fois plus nombreux que les autres à présenter ce type de pathologie à l’âge de 2 ans, selon une étude présentée au Congrès annuel de l’Académie américaine de l’allergie et de l’asthme à San Antonio ».  
Le magazine relève ainsi que « des chercheurs du centre hospitalier Henry Ford de Détroit (Etats-Unis) ont étudié 1 258 bébés nés par césarienne ou non, de la naissance à 2 ans. A chaque consultation, ils ont passé au crible tous les facteurs environnementaux : présence ou non d’animaux domestiques à la maison, échantillons de lait infantile ou de lait maternel, exposition au tabac, aux acariens, à la poussière, antécédents d’allergie dans la famille… ».  
« Résultat : ce sont bien les enfants nés par césarienne qui se révèlent les plus susceptibles de développer une allergie respiratoire », souligne Le Nouvel Observateur. Christine Cole Johnson, qui a mené ce travail, précise : « Nous pensons qu’une exposition aux bactéries présentes dans les voies naturelles lors de la naissance ont une réelle influence sur le système immunitaire des bébés et que le fait de naître par césarienne les expose à un plus grand risque d’allergie à partir de 2 ans ».  
Le magazine retient ainsi que « ces résultats confirment le rôle joué par la contamination bactérienne maternelle au cours de l’accouchement par voie basse. En ingérant une partie des bactéries présentes dans l’organisme de leur maman, les bébés constituent leur microbiote, leur flore intestinale qui influe ensuite sur le fonctionnement du système immunitaire ».  
L’hebdomadaire ajoute qu’« une autre étude présentée au Congrès de San Antonio a aussi démontré que le microbiote des bébés de 4 mois était différent en fonction du mode d’accouchement et du mode d’allaitement. Les chercheurs ont séquencé le génome de leur flore intestinale. Ainsi, les nourrissons nés par césarienne ou qui n’avaient pas été allaités avaient une flore intestinale moins riche en bactéries que les autres. Ils avaient notamment moins d’escherischia, de shigelles ou de bacteroïdes ».  

Le Nouvel Observateur s’interroge toutefois : « Sur les cent milliards de micro-organismes qui composent le microbiote comment savoir ceux qui sont susceptibles ou non de nous rendre en meilleure santé ? Les chercheurs tâtonnent encore ».

Obésité : l’inquiétant essor des opérations de l’estomac

Le Parisien note en effet : « Trente mille opérations chirurgicales de l’estomac en 2011 pour enrayer l’obésité et toujours pas de protocole national. Sans compter les pratiques très diverses selon les régions et les hôpitaux... Le bilan dressé par l’Assurance maladie du «Plan national de lutte contre l’obésité 2010-2013» soulève plus de questions qu’il ne rassure ».  
Le quotidien relève que « sur les 6,9 millions de Français en surpoids, la très grande majorité n’est suivie que médicalement. Mais pour ceux qui passent entre les mains d’un chirurgien, la situation est plus inquiétante ».  
Le Parisien explique ainsi que « sur les trois techniques utilisées, deux (75% des actes) sont irréversibles. Il s’agit de la gastrectomie et du by-pass, deux alternatives à la pose d’anneaux gastriques. Si ces deux techniques ont des effets indéniables, «elles comportent aussi des risques post-opératoires et peuvent nécessiter un suivi à vie», souligne le Pr Hubert Allemand, directeur adjoint de l’Assurance maladie ».  
« Le problème, c’est que chacun fait ce qu’il veut dans son coin. En Rhône-Alpes, 58% des opérations consistent à poser un anneau. En Bretagne, la réduction de l’estomac est préférée dans 67% des cas. Mais en Franche-Comté, 86% optent pour le contournement de l’estomac », note le journal.
Le quotidien évoque une « autre anomalie, plus inquiétante : 30% des femmes et 20% des hommes opérés n’avaient pas besoin de l’être. Enfin, sur 425 hôpitaux et cliniques pratiquant la chirurgie bariatrique (consistant à restreindre l’absorption des aliments), 32 réalisent au moins 200 interventions par an. A côté, 175 établissements, cumulant moins de 30 actes annuels, interpellent quant à leur expertise ».  
Le Parisien fait savoir que « l’Assurance maladie souhaite promouvoir la prise en charge médicale plutôt que chirurgicale, dont le recours est parfois trop systématique (le nombre d’interventions a doublé en 5 ans !). Elle espère aussi uniformiser les pratiques en établissant le rapport bénéfice-risque de chaque technique ».  
Le Figaro constate également que « la chirurgie de l'obésité [est] en plein essor ». Le journal remarque que « les femmes représentent 80% des patients », ou encore note que « la chirurgie bariatrique peut être proposée en seconde intention aux patients ayant un IMC supérieur à 40 (ou 35 s'il existe une maladie associée). Les effets positifs sont souvent rapides mais ces interventions «nécessitent un suivi à vie pour prévenir d'éventuelles carences en vitamines» et «peuvent provoquer des complications graves», rappelle l'Assurance maladie ».  
Le quotidien ajoute que « l'Assurance maladie préconise pour les jeunes patients une labellisation de centres très spécialisés en nombre plus limité. Actuellement 46 hôpitaux déclarent opérer des mineurs. Les référentiels de bonne pratique devront en outre être actualisés régulièrement tant pour préciser les indications chirurgicales que pour définir les techniques à privilégier, en particulier chez l'enfant ».  
Libération évoque aussi ce « boom des opérations », notant que « l’obésité se porte bien en France : près de 7 millions de personnes, et parmi elles 550.000 soufrant d’une obésité morbide. Depuis une dizaine d’années, à côté d’une prise en charge où se mêlent hygiène de vie et prescriptions médicamenteuses, se développent des actes chirurgicaux ».  

Le quotidien parle d’« opérations de plus en plus lourdes. Réservées à ceux souffrant d’une obésité morbide, elles donnent, selon différents travaux, de bons résultats », ou encore note : « Qui opère ? Le privé pour 2 interventions sur 3. De fortes disparités régionales surgissent. […] De même, selon la région, il y a de fortes variations sur le type d’interventions, sans explication ». Libération s’interroge : « Les autorités sanitaires vont-elles réagir pour lutter contre ces inégalités ? ».

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