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Actualites

 La césarienne augmente le risque d’allergie respiratoire 

Le Nouvel Observateur indique que « les enfants nés par césarienne sont plus susceptibles de développer une allergie respiratoire. Ils sont 5 fois plus nombreux que les autres à présenter ce type de pathologie à l’âge de 2 ans, selon une étude présentée au Congrès annuel de l’Académie américaine de l’allergie et de l’asthme à San Antonio ».  
Le magazine relève ainsi que « des chercheurs du centre hospitalier Henry Ford de Détroit (Etats-Unis) ont étudié 1 258 bébés nés par césarienne ou non, de la naissance à 2 ans. A chaque consultation, ils ont passé au crible tous les facteurs environnementaux : présence ou non d’animaux domestiques à la maison, échantillons de lait infantile ou de lait maternel, exposition au tabac, aux acariens, à la poussière, antécédents d’allergie dans la famille… ».  
« Résultat : ce sont bien les enfants nés par césarienne qui se révèlent les plus susceptibles de développer une allergie respiratoire », souligne Le Nouvel Observateur. Christine Cole Johnson, qui a mené ce travail, précise : « Nous pensons qu’une exposition aux bactéries présentes dans les voies naturelles lors de la naissance ont une réelle influence sur le système immunitaire des bébés et que le fait de naître par césarienne les expose à un plus grand risque d’allergie à partir de 2 ans ».  
Le magazine retient ainsi que « ces résultats confirment le rôle joué par la contamination bactérienne maternelle au cours de l’accouchement par voie basse. En ingérant une partie des bactéries présentes dans l’organisme de leur maman, les bébés constituent leur microbiote, leur flore intestinale qui influe ensuite sur le fonctionnement du système immunitaire ».  
L’hebdomadaire ajoute qu’« une autre étude présentée au Congrès de San Antonio a aussi démontré que le microbiote des bébés de 4 mois était différent en fonction du mode d’accouchement et du mode d’allaitement. Les chercheurs ont séquencé le génome de leur flore intestinale. Ainsi, les nourrissons nés par césarienne ou qui n’avaient pas été allaités avaient une flore intestinale moins riche en bactéries que les autres. Ils avaient notamment moins d’escherischia, de shigelles ou de bacteroïdes ».  

Le Nouvel Observateur s’interroge toutefois : « Sur les cent milliards de micro-organismes qui composent le microbiote comment savoir ceux qui sont susceptibles ou non de nous rendre en meilleure santé ? Les chercheurs tâtonnent encore ».

Obésité : l’inquiétant essor des opérations de l’estomac

Le Parisien note en effet : « Trente mille opérations chirurgicales de l’estomac en 2011 pour enrayer l’obésité et toujours pas de protocole national. Sans compter les pratiques très diverses selon les régions et les hôpitaux... Le bilan dressé par l’Assurance maladie du «Plan national de lutte contre l’obésité 2010-2013» soulève plus de questions qu’il ne rassure ».  
Le quotidien relève que « sur les 6,9 millions de Français en surpoids, la très grande majorité n’est suivie que médicalement. Mais pour ceux qui passent entre les mains d’un chirurgien, la situation est plus inquiétante ».  
Le Parisien explique ainsi que « sur les trois techniques utilisées, deux (75% des actes) sont irréversibles. Il s’agit de la gastrectomie et du by-pass, deux alternatives à la pose d’anneaux gastriques. Si ces deux techniques ont des effets indéniables, «elles comportent aussi des risques post-opératoires et peuvent nécessiter un suivi à vie», souligne le Pr Hubert Allemand, directeur adjoint de l’Assurance maladie ».  
« Le problème, c’est que chacun fait ce qu’il veut dans son coin. En Rhône-Alpes, 58% des opérations consistent à poser un anneau. En Bretagne, la réduction de l’estomac est préférée dans 67% des cas. Mais en Franche-Comté, 86% optent pour le contournement de l’estomac », note le journal.
Le quotidien évoque une « autre anomalie, plus inquiétante : 30% des femmes et 20% des hommes opérés n’avaient pas besoin de l’être. Enfin, sur 425 hôpitaux et cliniques pratiquant la chirurgie bariatrique (consistant à restreindre l’absorption des aliments), 32 réalisent au moins 200 interventions par an. A côté, 175 établissements, cumulant moins de 30 actes annuels, interpellent quant à leur expertise ».  
Le Parisien fait savoir que « l’Assurance maladie souhaite promouvoir la prise en charge médicale plutôt que chirurgicale, dont le recours est parfois trop systématique (le nombre d’interventions a doublé en 5 ans !). Elle espère aussi uniformiser les pratiques en établissant le rapport bénéfice-risque de chaque technique ».  
Le Figaro constate également que « la chirurgie de l'obésité [est] en plein essor ». Le journal remarque que « les femmes représentent 80% des patients », ou encore note que « la chirurgie bariatrique peut être proposée en seconde intention aux patients ayant un IMC supérieur à 40 (ou 35 s'il existe une maladie associée). Les effets positifs sont souvent rapides mais ces interventions «nécessitent un suivi à vie pour prévenir d'éventuelles carences en vitamines» et «peuvent provoquer des complications graves», rappelle l'Assurance maladie ».  
Le quotidien ajoute que « l'Assurance maladie préconise pour les jeunes patients une labellisation de centres très spécialisés en nombre plus limité. Actuellement 46 hôpitaux déclarent opérer des mineurs. Les référentiels de bonne pratique devront en outre être actualisés régulièrement tant pour préciser les indications chirurgicales que pour définir les techniques à privilégier, en particulier chez l'enfant ».  
Libération évoque aussi ce « boom des opérations », notant que « l’obésité se porte bien en France : près de 7 millions de personnes, et parmi elles 550.000 soufrant d’une obésité morbide. Depuis une dizaine d’années, à côté d’une prise en charge où se mêlent hygiène de vie et prescriptions médicamenteuses, se développent des actes chirurgicaux ».  

Le quotidien parle d’« opérations de plus en plus lourdes. Réservées à ceux souffrant d’une obésité morbide, elles donnent, selon différents travaux, de bons résultats », ou encore note : « Qui opère ? Le privé pour 2 interventions sur 3. De fortes disparités régionales surgissent. […] De même, selon la région, il y a de fortes variations sur le type d’interventions, sans explication ». Libération s’interroge : « Les autorités sanitaires vont-elles réagir pour lutter contre ces inégalités ? ».

Le cancer du poumon explose chez la femme
Delphine Chayet remarque dans Le Figaro qu’« en 2015, le cancer du poumon tuera plus de femmes en Europe que le cancer du sein. Ce sombre pronostic est issu de projections publiées dans les Annals of Oncology », effectuées par le Pr Carlo La Vecchia (université de Milan). La journaliste note ainsi que « l'étude menée par des chercheurs suisses et italiens prédit une baisse générale de la mortalité par cancer sur le continent, mais confirme l'augmentation continue des décès féminins liés aux tumeurs pulmonaires. En 2013, 82.000 Européennes mourront d'un cancer du poumon et 88.000 d'une tumeur du sein ».  
« À un horizon proche, ces courbes vont cependant se croiser et le cancer du poumon deviendra la première cause de mortalité par cancer chez la femme sur le continent. Un phénomène qui s'observe déjà aujourd'hui au Royaume-Uni et en Pologne », poursuit Delphine Chayet, qui rappelle que « la survie après un cancer du poumon est de 15% seulement à 5 ans ».  
Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), observe que « comme toujours, on remarque avec 40 ans de retard les dégâts causés par le tabagisme. Les jeunes femmes qui ont commencé à fumer en masse dans les années 1970 atteignent aujourd'hui un âge où le risque de cancer est élevé ».  
Delphine Chayet explique que « les chercheurs ont étudié le taux de cancer dans les 27 pays de l'Union européenne, avec un focus dans 6 pays - France, Allemagne, Italie, Pologne, Espagne et Royaume-Uni. Selon leurs estimations, environ 1,3 million d'Européens mourront d'un cancer en 2013 ».  
« Chez les hommes, le cancer du poumon est déjà la principale cause de décès en Europe, mais leur taux de mortalité a diminué de 6% depuis 2009. Chez les femmes au contraire, la mortalité augmente. En France, on évalue à 73.000 le nombre de décès attribuables au tabac, dont 14.000 chez les femmes (contre 4.000 dix ans plus tôt) », précise la journaliste. Le Pr Yves Martinet, président du Comité national de lutte contre le tabagisme, relève que « cette mortalité est le résultat des stratégies mises en place dans les années 1930 par l'industrie du tabac pour conquérir le marché féminin ».  
Delphine Chayet note en outre qu’« au Royaume-Uni, où le tabagisme féminin était parmi les plus élevés d'Europe, la consommation des dernières générations de femmes a connu une forte baisse. […] «La France va au devant d'une véritable catastrophe sanitaire», s'alarme de son côté Agnès Buzyn, présidente de l’Inca, qui déplore une reprise du tabagisme, notamment chez les jeunes Françaises, après la baisse de la prévalence des années 2000 à 2005 ».

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