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Actualites

Des poumons réhabilités pour la greffe 

Damien Mascret note dans Le Figaro que « grâce à une nouvelle technique, des chirurgiens français utilisent des greffons jugés auparavant non transplantables ». Le journaliste remarque ainsi : « L'image est saisissante. Les poumons, mis sous cloche pour rester ­humides et connectés à un appareil d'oxygénation, se gonflent et se dégonflent régulièrement. Ces poumons, prélevés sur un donneur décédé, «respirent» artificiellement à travers un liquide nutritif, en attendant que les chirurgiens de l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) soient prêts à les ­transplanter dans la cage thoracique du ­malade ».  
Damien Mascret indique que cette équipe « est la première en France, la seule pour l'instant, à avoir adopté depuis 2011 cette technique qui pourrait bien multiplier les greffes de poumons en France ». Le journaliste rappelle en effet que « cette année-là, des chirurgiens canadiens de l'hôpital de Toronto publiaient dans le New England Journal of Medicine les résultats qu'ils avaient obtenus en «réhabilitant» les poumons de 23 donneurs dont les organes respiratoires n'étaient pas en suffisamment bon état pour être transplantés ».  
« Après 4 heures passées dans une machine de ventilation, 20 de ces 23 dons avaient été jugés utilisables. En comparant avec 111 dons de poumons «classiques», […] les auteurs avaient conclu que «la transplantation de poumons a priori de moins bonne qualité donnait des résultats similaires à ceux obtenus avec des poumons sélectionnés de façon conventionnelle» », note Damien Mascret.
Le journaliste explique que « le principal intérêt de la réhabilitation de greffons est de permettre l'utilisation d'organes considérés jusqu'alors de qualité intermédiaire par l'Agence de biomédecine. Un avantage considérable, car c'est dans cette catégorie que se trouve la grande majorité des greffons. Il y a 2 ans, 70% des greffons prélevés sur des patients de moins de 70 ans en mort encéphalique (846 sur 1176) étaient dans ce cas. Or la moitié seulement furent proposés aux centres de greffe pulmonaire et 240 furent finalement transplantés, soit moins du quart ».  
Le Dr Édouard Sage, chirurgien thoracique à l'hôpital Foch, note ainsi que « grâce à cette nouvelle technique de réhabilitation pulmonaire, nous avons pu réaliser 26 greffes supplémentaires au cours de ces deux dernières années, se félicite. Après 2 heures de réhabilitation, on voit si l'organe s'est amélioré. Dans ce cas on peut le greffer ». De son côté, Dr Richard Dorent, chargé de la greffe cardiaque et pulmonaire à l'Agence de biomédecine, remarque que « si les études confirment les bons résultats observés jusqu'à maintenant, il n'est pas impossible que l'on en vienne un jour à utiliser la technique pour tous les poumons transplantables ».  

Damien Mascret relève enfin que « ce renouveau de la greffe pulmonaire est d'autant plus surprenant qu'au début des années 2000 les experts se demandaient s'il ne fallait pas abandonner cette pratique, en raison de résultats décevants. […] Les choses se sont nettement améliorées, grâce aux progrès de la chirurgie bien sûr, mais aussi et surtout à la redéfinition des critères de prélèvement d'organes avec la création d'une liste des patients prioritaires pour la greffe ».

De plus en plus de femmes meurent à cause du tabac 

Delphine Chayet constate dans Le Figaro qu’« une étude publiée jeudi dans le New England Journal of Medicine montre que le risque de souffrir d'un cancer du poumon a dramatiquement augmenté dans la population féminine ces dernières décennies aux États-Unis ». La journaliste relève que « les chercheurs, qui ont étudié la mortalité entre 1959 et 2010 sur trois périodes distinctes, font désormais état d'une convergence entre les courbes des deux sexes. Alors que, dans les années 1960, les hommes avaient 5 fois plus de risque de mourir d'un cancer du poumon que les femmes, la probabilité est devenue identique pour les deux sexes depuis 2000 ».

Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif), note ainsi qu’« il faut du temps pour mesurer l'ampleur des dégâts. Les femmes qui sont entrées en masse dans le tabagisme dans leur jeunesse voient leur risque augmenter quand elles vieillissent. […] La mortalité attribuable au tabac chez les femmes va donc continuer à augmenter au moins jusqu'en 2020 ».

Delphine Chayet remarque qu’« en France, le tabac est responsable de 73.000 décès, dont 59.000 chez les hommes et 14.000 chez les femmes. Comme aux États-Unis, cet écart a tendance à disparaître : la mortalité diminue chez les hommes dont la consommation a beaucoup baissé, mais elle augmente dans la population féminine, «chez qui le cancer du poumon va bientôt tuer plus que le cancer du sein», selon Catherine Hill ».

La journaliste ajoute qu’« une autre étude également parue dans l'édition du 24 janvier confirme les dommages que le tabac fait peser sur la santé. La mortalité des fumeurs, quel que soit le sexe, est 3 fois plus élevée que celle des non-fumeurs. En cause, l'augmentation des cancers du poumon, des maladies pulmonaires chroniques, des crises cardiaques et des AVC. Les personnes ayant fumé toute leur existence voient leur espérance de vie raccourcie de 10 ans ». « Mais il est toujours temps d'arrêter, car le risque dépend beaucoup plus de la durée que de la dose », précise Catherine Hill.

Le Parisien relaie quant à lui une étude canadienne menée par le Dr Prabhat Jha, selon laquelle « abandonner la cigarette avant l’âge de 40  ans permet de regagner la dizaine d’années d’espérance de vie susceptible de s’évaporer dans les volutes de fumée ».

Trop de fast-food coupe le souffle 
Le Point constate que selon une étude néozélandaise, « manger plus de 3 fois par semaine dans des fast-foods augmente le risque de souffrir d'asthme, de rhinite et d'eczéma ». Le magazine explique que l'étude, publiée dans Thorax, « se fonde sur des données obtenues sur 319 000 adolescents âgés de 13 à 14 ans, et 181 000 enfants âgés de 6 à 7 ans, participant à une grande étude internationale sur l'asthme et les allergies pendant l'enfance (ISAAC) entamée en 1991 et impliquant une centaine de pays au total ».

« Les chercheurs, dirigés par le Pr Innes Asher, de l'université d'Auckland, ont interrogé les adolescents et les parents des enfants plus jeunes sur leur régime alimentaire et sur la gravité des symptômes respiratoires observés au cours des 12 derniers mois. Ils ont découvert que le fast-food était le seul type de nourriture "associé" à une aggravation des symptômes dans les deux groupes d'enfants, et ce quel que soit le pays, le niveau social ou le sexe », note l’hebdomadaire.

Le Point précise que « 3 repas ou plus de type hamburger par semaine augmenteraient ainsi le risque d'avoir un asthme sévère de 39% chez les adolescents et de 27% chez les enfants de 6 à 7 ans. Ils augmenteraient aussi les chances d'avoir une rhinite allergique ou un eczéma graves. […] La consommation de fruits 3 fois ou plus par semaine semble en revanche avoir un effet protecteur, avec une réduction de la gravité des symptômes de 11% chez les adolescents et de 14% chez les enfants ».

Le magazine ajoute que « les chercheurs relèvent qu'il ne s'agit pas d'un lien de cause à effet, mais d'une "association" statistique qui doit faire l'objet de travaux supplémentaires ».

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