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 L'e-cigarette moins dangereuse que le tabac ?

Libération remarque que « pour les fumeurs, la cigarette électronique est à privilégier. Mais évitons quand même que les non-fumeurs se mettent à vapoter... Voilà, pour résumer, la conclusion du rapport publié par l'Office national de prévention du tabagisme (OFT) ». Le journal rappelle que « le Pr Dautzenberg a coordonné cette étude, menée en collaboration avec la direction générale de la Santé. […] Une dizaine d’«experts» ont décortiqué l’e-cigarette. Sa composition, les normes en vigueur ici et là […] ».

Libération note donc : « Quels sont les effets de l'e-cigarette sur la santé ? «Actuellement, on n'en connaît pas suffisamment sur ces produits», notamment sur ces e-liquides qui «peuvent se répandre et entrer en contact avec la peau». Les risques, selon ce rapport, seraient «liés avant tout à des produits de mauvaise qualité, de mauvais choix des composants ou de mauvaises manipulations» ».

Le quotidien ajoute que « pour les auteurs, «l’e-cigarette, bien fabriquée et bien utilisée est en elle-même un produit qui présente des dangers infiniment moindres que la cigarette». Touten reconnaissant tout de même que «les dangers ne sont pas totalement absents. Selon les données scientifiques disponibles en mai 2013, les effets irritants et/ou toxiques des composants de l’e-cigarette sont bien moindres que ceux liés à la fumée du tabac» ».

« Une position qui a le mérite d’être tranchée mais qui soulève des interrogations vu le peu de données scientifiques disponibles », note Libération, qui poursuit : « Les auteurs ne préconisent pas l’interdiction de la cigarette électronique. […] Ils encouragent même sa consommation pour les fumeurs de clopes classiques. […] Le rapport propose à la ministre de la Santé de prendre quelques précautions de base. Mieux réglementer la cigarette électronique (étiquetage, distribution et utilisation). Interdire la vente aux moins de 18 ans et déconseiller fortement son utilisation aux femmes enceintes ou qui allaitent. Vapoter dans les cafés et restaurants pourrait aussi être prohibé ».

Le Monde retient pour sa part que ces experts « prônent l'interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics. […] Surtout, "la e-cigarette ne doit pas être un produit d'initiation au tabac", lance M. Dautzenberg. Les experts veulent donc l'interdire aux mineurs ». « Mais pas question, selon ce rapport, ni d'interdire son utilisation ni d'en freiner son usage. Nombre d'utilisateurs rapportent avec fierté avoir considérablement réduit leur consommation de cigarettes », relève le journal. Le quotidien ajoute que « le ministère de la Santé est attendu sur le sujet, et plus globalement sur la lutte contre le tabagisme. […] Marisol Touraine pourrait faire des annonces vendredi [pour la Journée sans tabac]. Mais encore faudrait-il aussi que toute la réglementation soit respectée ».

L’Humanité note que ce rapport « préconise une législation plus stricte sur la cigarette électronique », tandis que Le Figaro parle de « feu vert sous conditions pour la cigarette électronique. Ne pas interdire, mais verrouiller au maximum l’accès à cette séduisante pourvoyeuse de nicotine ». La Croix relaie aussi ce « feu vert prudent à la cigarette électronique », et relève entre autres que « pour les médecins, il ne faut pas que les cigarettes électroniques servent d’initiation au tabagisme ». Rapport à télécharger sur le site de l’OFT

 La cigarette électronique sous le feu des critiques

Les Echos observe en effet : « Interdiction dans les lieux publics, vente dans des établissements agréés, accès interdit aux mineurs, l'utilisation de la cigarette électronique devrait être strictement encadrée, préconisent des experts dans un rapport commandé par le gouvernement ». Le quotidien relève que le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme, « chargé par la ministre de la Santé de faire une évaluation de ce produit, […] a confirmé qu'il présenterait [aujourd’hui] une vingtaine de recommandations sur l'utilisation de cette cigarette, qui connaît un engouement croissant ».

Les Echos note que « pour les experts, il faudrait obliger les fabricants à apporter la preuve de l'innocuité des arômes utilisés et limiter la quantité de nicotine utilisée. Bertrand Dautzenberg reconnaît que l'utilisation de la forme liquide est «un moyen propre de prendre de la nicotine», surtout pour les gros fumeurs ». « Il se déclare en revanche extrêmement réticent en ce qui concerne les mineurs, pour lesquels l'e-cigarette constitue «un boulevard d'entrée potentiel dans le tabagisme» », observe le quotidien.

De son côté, Le Figaro titre : « La e-cigarette autorisée, mais mieux encadrée ». Le journal explique ainsi : « Les experts rappellent que cette fausse cigarette ne libère ni monoxyde de carbone, ni particules solides, ni quantité significative de cancérogènes. Ses effets irritants ou toxiques sont bien moindres que ceux de la fumée du tabac. Elle devrait, selon le rapport, contribuer à une réduction des risques et dommages chez le fumeur dépendant ».

« Soucieux de ne pas créer une porte d'entrée au tabagisme, les experts posent cependant une série de restrictions, dont l'interdiction aux moins de 18 ans, le renforcement de l'interdiction de publicité ou la vente réservée à des établissements agréés. Ils recommandent aussi de la bannir de tous les lieux où il est interdit de fumer », note Le Figaro.

Le journal ajoute que « l'information du ''vapoteur'' devrait être améliorée avec la présence sur l'emballage «d'un avertissement sanitaire conforme» et d'une indication claire de la composition des e-liquides - dont la teneur en nicotine sera par ailleurs limitée. Les fabricants auraient l'obligation d'apporter les références disponibles sur l'innocuité des arômes et ingrédients utilisés ».

Le Parisien aborde le sujet sur une page et constate que ces propositions sont « déjà contestées ». Le journal note en outre que « les études faisant défaut, les effets sur la santé des cigarettes électroniques sont mal connus, autant pour les vapoteurs que pour ceux qui les entourent ».

 

SAS: L’hypertension artérielle ne résiste pas à la pression positive continue… !!! ( ATS 2013)

L’étude HIPARCO est la première étude contrôlée randomisée portant sur une large population dont l’objectif principal était d’évaluer les effets de la PPC sur l’évolution de l’hypertension artérielle (HTA) résistante. Ses résultats ont été présentés à l’occasion d’un symposium dédié aux principaux essais cliniques contrôlés consacrés aux complications cardiovasculaires du syndrome d’apnées du sommeil obstructif (SAOS).

Cent quatre-vingt quatorze patients porteurs d’une HTA résistante et d’un SAOS (IAH : 40,4 ± 18,9/h) ont été randomisés en deux groupes en fonction de l’association ou non d’une PPC au traitement médicamenteux conventionnel comprenant au minimum une association de quatre molécules. L’objectif principal de cette étude reposait sur l’évolution de la pression artérielle mesurée sur 24 heures après 12 semaines de traitement. Alors que les patients des deux groupes ne présentaient pas de différence initialement en termes de gravité du SAOS et de chiffres tensionnels, l’évaluation à 12 semaines était marquée par une réduction significative des valeurs de pression systolique, diastolique et moyenne sous PPC. Par ailleurs, l’analyse en intention de traiter révélait une probabilité de retrouver une réduction des chiffres tensionnels au cours du sommeil, plus de 2,5 fois plus importante sous PPC, avec une corrélation significative entre l’amélioration de la pression artérielle et le temps d’utilisation de la PPC.

Cette étude, en confirmant l’efficacité du traitement par PPC dans l’HTA résistante associée au SAOS, est d’un intérêt capital compte tenu de la prévalence de cette association proche de 80 % des cas, et de l’amélioration du pronostic cardiovasculaire qu’elle apporte à ces patients.

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