La cigarette électronique sous le feu des critiques

Les Echos observe en effet : « Interdiction dans les lieux publics, vente dans des établissements agréés, accès interdit aux mineurs, l'utilisation de la cigarette électronique devrait être strictement encadrée, préconisent des experts dans un rapport commandé par le gouvernement ». Le quotidien relève que le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme, « chargé par la ministre de la Santé de faire une évaluation de ce produit, […] a confirmé qu'il présenterait [aujourd’hui] une vingtaine de recommandations sur l'utilisation de cette cigarette, qui connaît un engouement croissant ».

Les Echos note que « pour les experts, il faudrait obliger les fabricants à apporter la preuve de l'innocuité des arômes utilisés et limiter la quantité de nicotine utilisée. Bertrand Dautzenberg reconnaît que l'utilisation de la forme liquide est «un moyen propre de prendre de la nicotine», surtout pour les gros fumeurs ». « Il se déclare en revanche extrêmement réticent en ce qui concerne les mineurs, pour lesquels l'e-cigarette constitue «un boulevard d'entrée potentiel dans le tabagisme» », observe le quotidien.

De son côté, Le Figaro titre : « La e-cigarette autorisée, mais mieux encadrée ». Le journal explique ainsi : « Les experts rappellent que cette fausse cigarette ne libère ni monoxyde de carbone, ni particules solides, ni quantité significative de cancérogènes. Ses effets irritants ou toxiques sont bien moindres que ceux de la fumée du tabac. Elle devrait, selon le rapport, contribuer à une réduction des risques et dommages chez le fumeur dépendant ».

« Soucieux de ne pas créer une porte d'entrée au tabagisme, les experts posent cependant une série de restrictions, dont l'interdiction aux moins de 18 ans, le renforcement de l'interdiction de publicité ou la vente réservée à des établissements agréés. Ils recommandent aussi de la bannir de tous les lieux où il est interdit de fumer », note Le Figaro.

Le journal ajoute que « l'information du ''vapoteur'' devrait être améliorée avec la présence sur l'emballage «d'un avertissement sanitaire conforme» et d'une indication claire de la composition des e-liquides - dont la teneur en nicotine sera par ailleurs limitée. Les fabricants auraient l'obligation d'apporter les références disponibles sur l'innocuité des arômes et ingrédients utilisés ».

Le Parisien aborde le sujet sur une page et constate que ces propositions sont « déjà contestées ». Le journal note en outre que « les études faisant défaut, les effets sur la santé des cigarettes électroniques sont mal connus, autant pour les vapoteurs que pour ceux qui les entourent ».